CÉRÉMONIE DE REMISE DU RAPPORT DE LA CONVENTION SCIENTIFIQUE ÉTUDIANTE SUR LA DÉCARBONATION AU CESE
Bilan de la cérémonie CONVENTION SCIENTIFIQUE ÉTUDIANTE
SUR LA DÉCARBONATION DE LA CONSTRUCTION CIMENT-BÉTON
Ce mercredi 18 février, se déroulait la cérémonie de remise du rapportavec les conclusions de la convention scientifique étudiante d'IESF - Ingénieurs et Scientifiques de France sur la décarbonation de la construction. Organisé dans un lieu prestigieux au Conseil économique social et environnemental
Après une présentation des recommandations par le panel, une table ronde était organisée avec les parties prenantes :
Mme Laure Hélard, DG de France Ciment
M. Christophe Leikine, Directeur collectivités et territoires, France Ville Durable
Mme Marie Luce Godinot, DGA Bouygues, chargée de l'innovation
M. Thierry Huyghues-Beaufond, Responsable Unité Infrastructures et Méthodes Constructives, Société des Grands Projets
Album :PHOTOS CEREMONIE CONVENTION CIMENT BETON(17 photos)
Concrètement, 50 étudiants se sont mobilisé lors de week-end de session de travail de octobre à février pour produit un rapport contenant 46 recommandations sur la décarbonation du ciment‑béton, et il dresse un constat implacable.
Sans une :
forte diminution de la construction,
conception plus sobre (moins de béton),
intensification massive de l’usage du bâti — « 37 % du parc de logements est sous‑utilisé, 17 % sont vacants ».
Il est illusoire d’espérer tenir les engagements de neutralité carbone du secteur dans le temps qu’il nous reste pour agir.
La Convention Scientifique Étudiante invite les acteurs à :
recourir systématiquement à des ACV,
réduire le clinker via les argiles calcinées,
développer des matériaux alternatifs (bois, pierre de taille, terre crue),
privilégier le réemploi puis le recyclage.
En outre, un appel à la responsabilité des industriels est lancé afin qu’ils consentent à moderniser (enfin) les cimenteries et à adapter la performance des bétons en fonction des usages réels. Les étudiants appellent également à limiter strictement le recours au captage‑stockage du carbone, jugé trop incertain, coûteux et limité en capacité.
Bravo à tous les étudiantes et les étudiants qui se sont mobilisés ces derniers mois.